LA BENJAMINE

 

 

 

 

Véronique MAUNDER

 

 

L'histoire de la BENJAMINE commence en 1981 avec l'acquisition de ma première dogue allemand qui s'appelait SARAI DE MOURREFRAIS, c'était une noire d'arlequin. Elle a démarré ma lignée de noirs et d'arlequins.

 

L'acquisition de TANIA DU VALLON DE FONT RENAUDE a démarré ma lignée de bleus et noirs. J'ai mis 5 ans pour commencer à voir certaines qualités et certains défauts chez le dogue et à commencer à comprendre le standard.

Le plus difficile à assimiler fût les angulations d'épaule et les lignes de tête. Je pense qu'il faut "avaler" du dogue pendant 10 ans pour vraiment le saisir, le sentir, le voir. Avant on le survole mais on ne le conquiert pas.

SARAI était une petite chienne avec un corps bien cob, un dos voussé, une poitrine bien cerclée et puissante, des angulations correctes vu la taille, une encolure courte, avec une tête correcte juste en babines et en stop mais un bon chanfrein et une belle expression. Je l'ai mariée instinctivement avec le meilleur arlequin de l'époque, RUDE DE LA TEMPLERIE. J'ai obtenu une portée assez homogène avec des constructions très correctes et des têtes sèches et intéressantes pour certains comme URYAH DE LA BENJAMINE et son frère UREYAL.

 

La période qui a suivi cette portée m'a fait découvrir "INDIOS DEL ARMIDA" en exposition en Italie. J'ai beaucoup apprécié ce style de chiens, ils correspondaient tout à fait à ce que je recherchais dans le dogue: la construction, la tête, son expression et l'encolure, l'attache au tronc avec une poitrine bien cerclée et des côtes arrondies. J'étais subjuguée par la présence, la prestance et l'homogénéité de ces chiens. Ils avaient de la classe, qualité devenue primordiale dans ma sélection. J'appris assez vite qu'ils étaient issus d'un croisement non autorisé d'un mâle fauve venant d'Allemagne et d'une femelle allemande. J'ai eu de la chance de pouvoir me servir de ERROL V.MEDITERRANEE sur la lice noire , fille de RUDE DE LA TEMPLERIE, cela m'a donné de la prestance, de la puissance, de très belles constructions, avec de très bons mouvements et des têtes sculptées et très expressives. Par contre, je n'ai jamais eu de taille ni de belles robes sur ces lignées, les chiens étaient moyens: 82 à 86 cm maximum. Il est vrai que la taille n'a jamais été un facteur de sélection pour moi, il y avait d'autres qualités que je pourchassais bien avant la taille et j'ai toujours pensé qu'un grand dogue sans angulations ni prestance était affreux. J'ai toujours pensé que ce n'est pas une couleur qui fait une race mais bien son expression donc sa tête, sa classe, un ensemble le plus harmonieux possible et le plus agréable possible à regarder. Le dogue est un APOLLON. Il m'est déjà arrivé de regarder un dogue et d'avoir la "chair de poule" et un frisson de bonheur. J'ai pu à partir de ces croisements travailler avec des chiens nés chez moi. Je m'étais ouvert plusieurs possibilités avec des chiens qui possédaient les qualités que je voulais, à tout prix, trouver chez un dogue. J'ai donc produit des dogues petits et moyens en taille, avec de très belles angulations d'épaule, une arrière main musclée, une puissante poitrine bien cerclée et descendue, une attache d'encolure bien détachée du tronc, une tête très expressive et bien sculptée, des noirs avec très peu de blanc et des arlequins limites en couleur.

 

De ce travail, 10 ans après, il y eu ELFI 10 ans, qui trônait dans le bureau , en recevant les clients, JAM'S DEAN qui a prouvé ses talents de reproducteur un peu partout en Europe et tous les autres qui ne peuvent pas renier leurs origines avec leurs phénotypes.
Avec Tania du vallon de Font Renaude, j'ai démarré ma lignée de bleu et noir de bleu. Tania était un longiligne, bonne taille, avec une ossature fine et longue. Ce n'est que vers l'âge de 4 ans, qu'elle s'est vraiment étoffée en poitrine. Sa tête était légère, à la limite, tout de même de la divergence, avec un chanfrein étroit de face et manquant d'épaisseur de profil, ce qui lui faisait ressortir les zygomates, ses babines étaient tout juste suffisantes. Son encolure était assez longue mais en vieillissant elle s'était épaissie. Son mouvement était bien délié et sa locomotion était sans problème. Tania était noir de bleu au pédigrée, c'est à dire que son pére Granit Rausch V. Rhamm était bleu et sa mère Reska des terres de la Rairie était noire. 

J'ai toujours mis sur Tania un bleu. Du croisement avec Ustown des Terres de la Rairie, j'ai gardé une femelle noire, Bahia de la Benjamine, qui était mieux que sa mère et avec moins de défauts que son père. 

J'ai marié Bahia avec Gran sultan Indios dell Armida bleu et de cette portée j'ai gardé une femelle bleue: Cassiopée de la Benjamine. Dommage, qu'à l'époque, je n'ai pas eu les moyens d'en garder plusieurs, la portée était superbe mais a atterri chez des particuliers qui n'ont pas voulu faire reproduire. C'est le gros problème des jeunes éleveurs, qui n'ayant pas encore fait leurs preuves, n'ont qu'une clientèle de particuliers. J'ai marié Cassiopée avec un grand chien . De ce croisement, j'ai gardé ENTHEA DE LA BENJAMINE, une superbe femelle noire, petite de par sa taille mais très grande dans sa 
classe, sa beauté et son caractère, une merveilleuse femelle qui a, en plus, montré un énorme talent de reproductrice. 

Elle était A/A en dysplasie. Son frère, Endy-boy a donné à l'élevage dell Auréa Dragonda à Mr Ferilli, des têtes très typiques.

C'est à Valencia (Espagne), que j'ai vu pour la première fois, Ilko del Nord Ovest, un mâle noir que venait de récupérer Madame Franceschini, et tout de suite, j'ai su qu'il allait complètement avec Enthéa.

C'était lui et personne d'autre, Enthéa étant une noire de bleue et Ilko un noir d'arlequin.

J'ai dû demandé au club une dérogation qui fut acceptée. Je pense qu'il est primordial pour un bon éleveur de ressentir ce feeling dans les croisements que l'on désire et auxquels on croit sans raison objective précise. 

 

Pour moi, ne peut pas être un bon éleveur celui qui ne parle que de pédigrées, lignées, mariages de raison, champions. Il faut ressentir l'élevage dans ses tripes et savoir ce mettre en danger.

 

De ce mariage, Enthéa n'a fait qu'un seul chiot, oui mais quel chiot! HIROSHIMA....

 

Hiroshima: qu'en dire ? Son nom lui allait à ravir.... 

 

HIROSHIMA MON AMOUR.

 

Il m'est difficile d'en parler Je n'ai que des louanges à lui faire. Elle était superbe, un caractère en or. Nous possédions une très grande connivence et elle n'a jamais cherché à s'imposer à personne (humains ou animaux).

 C'était une grande à tous les niveaux, sociable, intelligente, comprenant tout des situations et des mots, une mère extraordinaire, faisant très attention à ses chiots, faisant un lait très riche et abondant. Elle a su être complète et elle l'était toujours du haut de ses neuf ans. 

 

 

Après ses victoires sur les rings, elle m'a fait 6 portées, desquelles j'ai toujours gardé à chaque fois un chiot, et a profité d'une retraite plus que méritée entre le canapé du salon et sa couette dans ma chambre. Hiroshima, étant issue d'une dérogation, j'ai dû demandé à chaque fois que j'ai voulu la faire reproduire, une autorisation, ce qui m'a permis de la mettre en reproduction aussi bien dans le bleu que dans l'arlequin. Pour l'avenir de l'élevage, il était très important pour moi d'arriver à cela avec Hiroshima.

je peux dire après 20 ans qu'il me reste encore du travail. Je dois maintenant essayer de garder les qualités que j'ai et travailler sur la longueur de mes dogues et leurs tailles, tout en gardant les angulations arrières qui ont alors tendance à s'ouvrir. La croissance facile et la longévité sont aussi très importants dans la sélection que je me fixe tout en gardant de très bons caractères sociables Je pense que tout éleveur digne de ce nom, peut avec du savoir et du feeling, en partant d'un dogue très moyen, arriver à un très beau chien en sélectionnant à chaque mariage le meilleur de la portée et en continuant à travailler dessus, utilisant du concave si nécessaire ou du rectiligne suivant le mariage. Je pense qu'il ne faut condamner aucun chien. Ce sont les mariages quelquefois qui sont heureux ou malheureux. Certains chiens sont de super traceurs et d'autres, malgré leurs grandes qualités ne vont jamais apporter grand chose

 

 

Bébé de Nina de la Benjamine x Osir della Baia Azzurra

   

 

 

 

Elevage de dogues allemands de la Benjamine: + de 25 ans d'expérience.  Les dogues allemands sont des molosses. Dogues allemands noirs, dogues allemands arlequins, dogues allemands bleus, dogues allemands fauves, dogues allemands bringés. Reproducteurs et lices LOF sélectionnés en fonction de leur beauté, de leurs cotations,  et de leur caractère équilibré, radiographiés pour la dysplasie, identifiés ADN permettant de certifier les pedigrees des chiots. Les chiots dogue allemand de la Benjamine sont vendus dans le monde entier où leurs têtes très typiques sont reconnaissables..  Suivi du développement physique et comportemental des chiots. Les dogues bénéficient de grands enclos et de grands parcs pour s'ébattre et sont en contact perpétuel avec leurs congénères et les humains. On accorde beaucoup de respect au confort des chiens. Les dogues bénéficient d'une retraite heureuse sur le canapé d'un particulier ou à l'élevage.

 Les dogues allemands mâles, les dogues allemands femelles. les champions . La vie de l'élevage des dogues allemands, les résultats d'exposition, leur alimentation, les naissances de dogues allemands à l'élevage, les saillies , les nouvelles de l'élevage.

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ELEVAGE DE DOGUES ALLEMANDS DE LA BENJAMINE

L'oreille en pointe

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